La réévaluation du sentiment dans nos sociétés modernes

« Une réévaluation de l’importance des sentiments personnels est la seule chose qui puisse nous empêcher de tomber dans une rationnalité excessive, dans une organisation de masse excessive qui oppresse les individus.
Je me souviens que le jour même où nous avons déménagé dans le village où j’ai grandi, un homme est venu nous dire : Mon père est cleptomane. Il vole n’importe quoi. Alors si l’on vous vole quelque chose, s’il vous plaît, n’appelez pas la police. Passez simplement me voir et je vous le rendrai.
De cette manière, le pauvre vieux cleptomane n’avait pas besoin d’être enfermé dans un asile. Tout le monde connaissait son travers et agissait en conséquence.
C’est cela le rapport personnel. Cet homme, avec ses défauts, appartenait personnellement à la communauté. Une telle société compte moins de criminels, moins de gens à enfermer dans un asile d’aliénés. La société porte et soutient les individus. Elle leur donne un certain degré de liberté avec un affectueux haussement d’épaules : Oh, il est comme ça, ou elle est comme ça. Les gens sont pris pour ce qu’ils sont.
C’est ce que nous avons perdu et que nous devons retrouver sous une forme nouvelle. »

— Marie-Louise von Franz

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