Marion Woodman : Féminité consciente

Marion WoodmanMarion Woodman : 3rd Annual Women & Power Conference organisé par Omega Institute and V-Day en septembre 2004.

Merci beaucoup Mesdames. Merci beaucoup pour votre accueil. C’est un réel honneur d’être ici. C’est un honneur d’être sur cette estrade parmi ces magnifiques peintures, aux couleurs si féminines. L’amour qui imprègne chaque détail de cette conférence est la féminité elle-même. […] Ce matin, en regardant les tours de New York, j’étais si heureuse d’être ici aujourd’hui. Et je pensais, vous savez, à l’innocence avec laquelle ces tours se tenaient dans le soleil qui commençait à dorer et puis à ce qui s’est passé il y a trois ans maintenant. Le fait d’avoir moi-même subi une perte cette année, et de me rendre compte de mon âge, a bien sûr à voir avec cela — mais, à chaque départ d’un être aimé, un peu plus de nous-même passe de l’autre côté. Et, petit à petit, la réalité de cet autre côté s’affirme et remplace notre réalité, de telle sorte que la souffrance causée par la perte amène la transformation.

Je sais que beaucoup d’entre vous m’ont écoutée pendant des années et je ne peux m’empêcher de penser… Je ne suis pas montée sur une estrade depuis six mois. Et mon cardiologue m’a dit :
— « Bon, dites simplement à votre auditoire si vous ressentez ne serait-ce qu’un tout petit peu de fatigue, que vous vous absentez dix minutes. Passez un bon moment ! »
Mais je ne vais pas faire cela. Je sais que ça ne va pas se produire. Mais en même temps, vous voyez, ça me ramène à la réalité du moment. Et c’est bien.
Dans ce travail de transformation, la souffrance intervient autant au niveau culturel qu’au niveau individuel. Je suis sûre que vous savez toutes comment la souffrance mène à la transcendence et à une approche de l’âme complètement nouvelle. C’est ce qui est en train de se produire au niveau culturel.

Et nous perdons le sens de la communauté ; si vous pensez par exemple aux agriculteurs — je suis sûre que c’est aussi vrai aux Etats-Unis qu’au Canada — ils ne peuvent pas survivre. L’agriculteur indépendant doit surveiller l’arrivée des grosses entreprises fermières qui peuvent couler son exploitation. L’entreprise industrielle d’élevage arrive et dit :
— « Allons, tu ne peux pas te contenter d’élever dix cochons. Pourquoi ne pas nous rejoindre et avoir des centaines de petits cochons ? »
Et quand ils auront dix semaines, un camion viendra qui les amènera à quelqu’un d’autre dans un type de porcherie complètement différent. Cette personne les élèvera jusqu’à six mois ; et on les déplacera encore. De cette façon l’éleveur n’a aucun moyen de connaître ses cochons. Le cochon ne voit jamais le soleil. Nous sommes des créatures du soleil et on nous demande de manger de la nourriture qui ne voit jamais le soleil ? C’est pareil pour les poulets.  […] (cliquez sur les numéros ci-après pour la suite)

Publicités

3 réflexions sur “Marion Woodman : Féminité consciente

N'hésitez pas à laisser un message !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s