CG Jung/Wolfgang Pauli : Correspondance

CG Jung Wolfgang Pauli : CorrespondanceQuatrième de couverture
On savait déjà que Wolfgang Pauli, l’un des plus grands physiciens de ce siècle et prix Nobel en 1946, avait suivi dans les années trente une cure analytique avec l’un des élèves de Carl Gustav Jung, cure dont la série de rêves a été étudiée par Jung lui-même dans Psychologie et alchimie.
Ce que l’on savait moins jusqu’ici, et que l’on découvre avec jubilation dans ce livre, c’est que les relations avec Jung se sont étalées sur un quart de siècle, jusqu’à la disparition de Pauli en 1958.
C’est donc à l’échange entre deux géants de ce siècle que nous assistons ici, dans l’effort de chacun pour comprendre le domaine de l’autre afin d’enrichir et d’approfondir sa propre réflexion : le but avoué étant de découvrir ce point d’unité dans le réel où la connaissance scientifique objective de la nature à travers ses règles et ses lois et la connaissance intérieure de la psyché et des manifestations de l’inconscient trouveraient une sorce ou une structure communes.
Ainsi voit-on apparaître le concept révolutionnaire de synchronicité, Pauli s’intéresser à l’alchimie ou aux autres philosophies néo-platoniciennes, Jung s’initier à certaines des conceptions de la physique moderne, dans une recherche a deux voix, complémentaire et réciproque, qui représente au total l’une des entreprises scientifique et philosophique les plus originales et les plus audacieuses de notre siècle.

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3 réflexions sur “CG Jung/Wolfgang Pauli : Correspondance

  1. Amezeg dit :

    « …….. : le but avoué étant de découvrir ce point d’unité dans le réel où la connaissance scientifique objective de la nature à travers ses règles et ses lois et la connaissance intérieure de la psyché et des manifestations de l’inconscient trouveraient une sorce ou une structure communes. »

    Le petit lapsus du texte ici retranscrit qui, de source, a fait « sorce » me semble tout plein de sens.
    La sorcerie ou sorcellerie était à l’origine l’art de jeter des petites pièces de bois, l’art de jeter des sorts* qui en tombant formaient des figures particulières, reliant ainsi « les deux mondes » celui du manifesté tangible, actualisé, et celui du non-manifesté riche de potentialités.

    Ainsi, le point d’unité recherché, et « l’unus mundus » évoqué par le commentaire de La Licorne, seraient bien une sorce-rie, de même que les oracles du Yi King dont Jung a dit, en substance, que moins on chercherait à en circonscrire – intellectuellement et rationnellement, sans doute – le mystère et mieux on dormirait…

    Amezeg

    * Étymologie indiquée par le Littré pour le mot sort : Provenç. sort ; espagn. suerte ; ital. sorte ; du lat. sortem. Sors vient de serere, enfiler ; comparez SÉRIE. Les sortes, suivant Mommsen (tr. fr. I, 242), étaient, dans l’origine, des tailles de bois enfilées d’un cordon, et qui, jetées à terre, tombaient en décrivant diverses figures à peu près comme les runes scandinaves.

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