Anne Baring : la voix du Féminin

« La voix du Féminin est nécessaire pour guérir l’état de désolation, l’état actuel de la planète et les milliards d’hommes, de femmes — et surtout d’enfants — dont la vie est brisée ou détruite par la cruauté humaine, la cupidité et l’ignorance.
A travers l’enjeu du changement climatique et la barbarie des conflits actuels, une ombre vieille de quatre mille ans s’approche de nous.
Des siècles de conflits entre les nations, les religions et les groupes ethniques exigent que nous trouvions aujourd’hui le moyen de transcender ce modèle archaïque de comportement, faute de quoi nous risquons de détruire notre propre espèce. Sommes-nous capables d’adhérer à l’immense transformation de la conscience dont nous avons besoin pour survivre et pour construire un avenir différent pour les générations futures ? »

— Anne Baring, Matter & Psyche Symposium, « Awakening to the Feminine », sept. 2014

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3 réflexions sur “Anne Baring : la voix du Féminin

  1. Amezeg dit :

    Ce qui ne vient pas à la conscience se présente sous forme de destin, disait Jung.

    Tout cela semble aujourd’hui si menaçant, si près de basculer dans l’irrémédiable, que nous souhaitons sans doute prier, et œuvrer autant qu’il nous est possible de le faire pour qu’advienne cette transformation de la conscience.
    J’ai relu aujourd’hui un passage de « Jung, sa vie et son œuvre » qui a particulièrement retenu mon attention car l’archétype féminin, comme l’archétype paix cité par Barbara Hannah dans ce texte, demande aujourd’hui à se consteller au sein des individus comme (et donc) au sein de la collectivité humaine. Voici le passage en question :

    « À la réflexion, il est clair que la vraie prière demande que l’on soit en ordre avec soi-même, en Tao, comme disent les Chinois. En cette époque rationnelle où nous vivons, j’ose à peine faire observer que la paix intérieure se rétablit en Jung * en même temps qu’elle se faisait dans le monde, après la Première Guerre. À ma connaissance, Jung ne releva jamais cette «coïncidence» et je dois avouer que, moi-même, je ne l’ai vue que depuis peu. Pourtant, si l’on adopte un mode de pensée synchronistique l’espace d’un instant, au lieu de se référer à la causalité, on perçoit clairement qu’il devait en être ainsi : les temps étaient venus pour l’archétype paix de se consteller, si bien que, naturellement, la paix descendit en Jung au moment même où elle se restaura dans le monde. Comme nous l’avons mentionné plus tôt, Jung s’était demandé, quand la guerre éclata, dans quelle mesure sa propre expérience — sa rencontre avec l’inconscient — « était liée à celle de la collectivité », pour reprendre ses propres termes. Il ne revint plus sur cette question, mais tout porte à croire que cette coïncidence était sans doute réelle, comme l’indique le fait que les deux supplices prirent fin en même temps.
    Une des paroles de Jung qui me marqua le plus profondément ressemble à l’histoire du faiseur de pluie. Autour des années 1954, on lui demanda, au cours d’une discussion au Club psychologique de Zurich, s’il pensait qu’il y aurait une guerre atomique et ce qui se produirait dans l’affirmative. Il répondit: «Je crois que cela dépend des gens : Combien en est-il qui peuvent supporter la tension des contraires à l’intérieur d’eux-mêmes ? S’il y en a assez, je pense que la situation pourra tout juste se maintenir, que l’on pourra échapper à d’innombrables dangers et éviter la pire catastrophe qui soit: l’ultime affrontement des contraires dans une guerre atomique. Mais s’il n’y en a pas assez, je crains que cela ne signifie la fin de notre civilisation, qui s’achèverait comme beaucoup d’autres civilisations qui se sont éteintes dans le passé, mais dans des proportions encore jamais atteintes. » En essayant d’affronter les contraires dans les profondeurs de sa propre psyché, on ensemence peut-être une petite graine au niveau du destin. Tel est le sens, la dignité, que Jung confère à chaque individu. » Barbara Hannah – « Jung, sa vie et son œuvre »(chapitre VII : La première guerre mondiale) – Éditions La Fontaine de Pierre

    * Jung venait de sortir de sa longue et déstabilisante « confrontation avec l’inconscient ».

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