Bethany Webster : la blessure du féminin sous son aspect maternel

Femmes_Kathe Izzo

Artist: Gayle Sinclaire http://www.ahnisnabae-art.com

Guérir de la blessure Mère : pourquoi est-ce important pour les femmes ?
Nous n’avons pas conscience, pour beaucoup, que le problème de fond de la capacité d’action des femmes est la blessure maternelle.
Les difficultés et la rivalité entre mères et filles sont monnaie courante, mais ne sont pas ouvertement évoquées. Parler de la souffrance et de la blessure maternelles est tabou — et les choses restent dans l’ombre, hors de vue, larvées.

En quoi consiste exactement cette blessure ?
Cette blessure,  c’est la souffrance d’être femme qui se transmet à travers les générations de femmes dans les cultures patriarcales. Et cela inclut l’ensemble des mécanismes d’adaptation dysfonctionnels mis en place pour parer la douleur.

Sentiments
• La comparaison : ne pas se sentir à la hauteur
• La honte : l’impression permanente qu’il y a quelque chose qui ne va chez nous
• La dévalorisation : le sentiment que l’on doit rester petite pour être aimée
• Le sentiment de culpabilité permanent parce que l’on veut davantage que ce que l’on a déjà.

Manifestations
• Ne pas être complètement soi-même pour ne pas représenter une menace face aux autres
• Faire preuve d’une grande tolérance vis-à-vis des mauvais traitements qui nous sont infligés
• S’occuper des autres sur le plan affectif
• Se sentir en concurrence avec d’autres femmes
• S’auto-détruire
• Être trop rigide et dominatrice
• Souffrir de troubles alimentaires, dépression ou addictions

Dans notre société patriarcale, régentée par les hommes, les femmes sont conditionnées et se considèrent comme  « inférieures », non méritantes ou peu dignes de. Ce sentiment d’être  “moins que” s’est intériorisé et transmis à travers d’innombrables générations de femmes.  […] (pour lire la suite, je vous invite à cliquer sur les numéros ci-dessous)

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4 réflexions sur “Bethany Webster : la blessure du féminin sous son aspect maternel

  1. legouic dit :

    Cette blessure transmise culturellement est tellement inscrite dans les âmes et les corps des femmes , qu’elle est vécue comme naturelle … tant du point de vue des sentiments que des manifestations ! Aussi faut-il un long travail qui parfois peut prendre plusieurs générations pour la vivre en conscience comme une blessure et décider de prendre le chemin de sa cicatrisation.

    Aimé par 1 personne

  2. Amezeg dit :

    Le passage suivant du texte m’avait, parmi d’autres, semblé particulièrement pertinent (*) et soulignant un point très important à rappeler :

    « Il nous faut séparer la mère humaine de l’archétype afin d’être véritablement porteuses de cette énergie et dé-construire les structures défectueuses qui nous habitent avant d’en construire de nouvelles, authentiques, pour la contenir. Dans le cas contraire, nous restons coincées dans un capharnaüm où notre autonomisation est de courte durée — et avec la seule explication qui semble faire sens : c’est notre faute »

    Le hasard m’a mis ce soir sous les yeux une réflexion de C.G. Jung se rapportant à la résolution du complexe maternel. Je trouve très intéressant que Jung souligne le sens et le rôle psychologique originels du parrain (père en Dieu, père divin) ou de la marraine (mère en Dieu, mère divine) d’un enfant car ce rôle et ce sens originels témoignent d’une intuition présente au cœur de l’humanité qui s’est hélas trop perdue en notre temps et en notre monde de rationalité abusive :
    « On ne résout pas un complexe maternel en réduisant unilatéralement la mère à sa mesure humaine, en la rectifiant en quelque sorte. Ce faisant on court le risque de dissocier en atomes l’expérience vécue « mère » et de détruire ainsi une valeur suprême, jetant la clef d’or qu’une fée bienfaisante avait placée dans notre berceau. Aussi l’homme a-t-il instinctivement, de tout temps, uni au couple parental le couple divin préexistant en tant que « god-father » et « godmother » du nouveau-né, afin que celui-ci ne s’oublie jamais, par suite d’un coupable rationalisme, à charger les parents de divinité. » C.G.Jung, « L’âme et la vie » (p.137), éditions Buchet/Chastel

    (*) Je me demande cependant s’il ne faudrait pas dire plutôt :  » avant D’EN LAISSER SE CONSTRUIRE de nouvelles, pour l’accueillir » (avec notre collaboration attentive et consciente, c’est vrai, mais au rythme et au gré de Sa volonté, non de la nôtre)… ?

    Aimé par 1 personne

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