Steven B. Parker : les émotions d’un cœur blessé

emotionsNous entrons en contact les uns avec les autres à travers nos blessures
— Rachel Naomi Remen

J’ai connu un flot d’émotions diverses après avoir survécu à cette crise cardiaque :
• le soulagement d’être en vie
• l’incrédulité et la colère que cela se soit produit
• le chagrin pour tout ce qui était et sera perdu
• la gratitude envers ceux qui m’ont aidé
• une extrême vulnérabilité dans un monde auparavant sûr
• la peur de ce que l’avenir pourrait réserver

J’avais pris ma vitalité pour acquise et supposais que j’avais devant moi de longues années d’une vie en bonne santé. Aujourd’hui, je n’ai rien de solide sur quoi m’appuyer. Je suis profondément affaibli. Je ne sais jamais si je vais me réveiller le lendemain. Je doute d’être un jour en mesure de retrouver une quelconque vie normale.
C’est comme si j’avais traversé le Styx, la rivière des Enfers, et que j’avais été autorisé à retourner temporairement dans le monde des Mortels, pour une durée indéterminée.

Ce voyage a certes été l’enfer mais il m’a en même temps apporté quelque chose d’important et de grande valeur : j’éprouve à présent une compassion accrue pour ceux qui sont blessés, de la compassion pour tous ceux qui doivent traverser le Styx.

La crise cardiaque a brisé mon cœur, elle l’a aussi ouvert.

— 4 mars 2007


Un autre extrait peut-être lu ici : Steven B. Parker, « Les rêves et la santé« 
Présentation du livre : Dr. Steven B. Parker, Ame et crise cardiaque

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Stephen B. Parker : Ame et crise cardiaque

Ame et crise cardiaque

Le livre de Stephen B. Parker, Heart Attack and Soul, vient de paraître  en format numérique dans sa version française : Ame et crise cardiaque.

Quatrième de couverture
Quand le cœur s’arrête, c’est un monde qui bascule. Le travail de Steve Parker témoigne d’une autre vie possible quand la mort a approché le cœur et qu’il a survécu. À travers son remarquable témoignage et ses étonnantes peintures, nous sommes invités à observer la transformation d’une vie qui se fraie un chemin vers le renouveau. 
— Robbie Bosnak, Traks in the Wilderness of Dreams 

L’histoire de Steve Parker m’a littéralement renvoyée à moi-même. Il décrit d’une merveilleuse façon le parcours à travers le labyrinthe émotionnel que j’ai dû traverser après ma propre crise cardiaque. Toutes les familles qui traversent de semblables moments tireront un énorme bénéfice en découvrant ce processus de guérison émotionnelle suite à un événement traumatisant. 
— Carolyn Thomas, Heart Sisters, www.myheartsisters.org

Le récit du rêve qui a précédé la crise cardiaque est une ressource importante pour tous ceux qui travaillent dans le domaine de la santé ; l’approche du Dr Parker sur l’utilisation des images des rêves dans l’accélération du processus de guérison, nous est d’une aide précieuse. 
Hautement recommandé. 
— Patricia Garfield, Ph.D., The Healing Power of Dreams


Un extrait peut être lu ici : Dr. Steven B. Parker, les rêves et la santé


Dr Stephen B. Parker : les rêves et la santé

Plane

En septembre 2001, j’ai fait ce rêve :

Un moteur d’avion à quatre cylindres de couleur rouge perd de l’huile ; il en sort de la fumée. L’avion décolle, mais s’écrase immédiatement.

Au réveil, ma première pensée a été : « J’ai un problème cardiaque. » J’ai immédiatement pris rendez-vous avec mon médecin et nous avons parlé de ce qu’il convenait de faire. Je n’avais aucun symptôme, ni aucun problème pour faire de l’exercice. Mon taux de cholestérol était bon.
Le meilleur moyen pour établir un diagnostic, m’a-t-il dit, était de faire un test d’effort au thallium. Ce test implique l’injection d’un marqueur radioactif dans une veine après un effort soutenu sur un tapis de course, puis un scanner pour obtenir une imagerie nucléaire des éventuelles obstructions. Je me demandais bien comment justifier le passage de ce test sur la base d’un rêve. D’un autre côté, je ne voulais pas particulièrement que l’on m’administre une substance radioactive dans le sang, ni payer inutilement de gros frais médicaux.

Quatre mois plus tard, j’arpentais une colline en pleine nuit, à environ 100 mètres de chez moi, quand j’ai ressenti des vertiges et me suis mis à transpirer. J’ai dû m’accroupir trois fois et me reposer avant de pouvoir rentrer à la maison. J’ai téléphoné au médecin de garde qui m’a dit de me rendre directement aux urgences.
Je suis rentré chez moi six heures plus tard, après avoir promis aux médecins que je me rendrais dès le lendemain à Anchorage — à 500 kilomètres environ au sud de Fairbanks — afin de me faire examiner par un cardiologue.
Quand je suis arrivé à son bureau, j’avais des vertiges et transpirais encore. Le cardiologue me dit qu’il souhaitait attendre deux semaines avant de me faire passer une angiographie. (Au cours d’une angiographie, un cathéter est introduit dans l’artère fémorale, près de l’aine, un produit de contraste est injecté, et l’on peut ainsi visualiser la circulation sanguine et d’éventuelles plaques d’athérome dans les artères coronaires.) Préoccupé par l’état d’une de mes dents (risques d’infections supplémentaires lors de l’angiographie), il m’a renvoyé chez moi.

Une fois rentré, je me suis précipité sur internet pour faire des recherches sur ce qui m’arrivait. Tout ce que j’ai pu lire à propos de mes symptômes indiquait que j’avais probablement un syndrome coronarien aigu, ce qui pouvait mettre ma vie en danger.
J’ai appelé le Dr C., un ami que j’ai connu à l’université. Il m’a conseillé de me rendre immédiatement à San Francisco et de m’en remettre aux spécialistes en cardiologie du California Pacific Medical Center.

Le lendemain, je prenais l’avion pour la Californie avec ma famille. Marcher me faisait perdre le souffle ; le monde me paraissait gris et terne. Je ne cessais de penser aux derniers mots d’Emily Dickinson : « Je dois rentrer, le brouillard s’épaissit. » A l’aéroport, j’ai accepté de monter pour la première fois dans l’une de ces voiturettes motorisées pour personnes handicapées.
Le docteur H., le cardiologue avec qui j’avais rendez-vous, m’a appelé à l’hôtel. Quand il a su que j’avais déjà pris trois comprimés d’un dérivé nitré (le nitrate oxygène le sang et réduit les risques de crise cardiaque) et que je me sentais toujours mal, faible et nauséeux, il m’a demandé de me rendre immédiatement aux urgences. L’angiographie qu’il a réalisée montrait une obstruction à 90 % de l’artère coronaire gauche descendante, et une endoprothèse a été mise en place pour dilater l’artère.

Je venais d’échapper à une crise cardiaque foudroyante.

— 14 février 2007


— Dr. Stephen B. Parker, Ame et crise cardiaque – Dans le labyrinthe de la guérison
Traduction : Michèle Le Clech

Quand le cœur s’arrête, c’est un monde qui bascule. Le travail de Steve Parker témoigne d’une autre vie possible quand la mort a approché le cœur et qu’il a survécu. À travers son remarquable témoignage et ses étonnantes peintures, nous sommes invités à observer la transformation d’une vie qui se fraie un chemin vers le renouveau.
— Robbie Bosnak, Traks in the Wilderness of Dreams