L’eau des émotions

AuBordEauPour diverses raisons, et souvent bien trop tôt, certains d’entre nous ont été coupés de leurs sentiments, et de l’eau de leurs émotions.
Leur nature véritable a comme été dressée, et l’expression « Prends sur toi. » est devenue pour eux une sorte de mantra.
Lorsqu’on se tourne vers les rêves, les images sont alors bien souvent une invitation à renouer avec l’eau. Et l’on constate bientôt avec émerveillement que cette nature émotive, sensible, vulnérable — qui avait été jugée inopportune, et pouvait jusqu’alors apparaître comme une faiblesse —, contient sa propre force et s’avère être en définitive une capacité assez extraordinaire à être en lien avec soi…  et avec les autres.

Au contact des images, la personnalité « trop sensible » retrouve soudain avec bonheur son élément et, non contente de l’accueillir, y pénètre, opérant un retournement total de son être, émerveillée de voir les capacités de sa nature  véritable à se laisser porter et même guider par l’émotion, profondément à l’écoute de toutes ses variantes.
Ce qui n’était jusque là pour l’oreille qu’un bouillonnement incessant, ou même un bourdonnement parasite, devient finalement un élément naturel, un medium auquel l’instinct s’adapte tout naturellement, quelque chose que l’on cesse de vouloir écarter mais auquel on s’abandonne avec délice et confiance, curieux de voir où cela mène.
Ce naturel se retrouve tout d’abord à l’abri des regards, s’enhardit peu à peu, et trouve bientôt sa place dans le monde, libérant la parole, désamorçant les situations embrouillées, simplifiant les relations.
Les rêves, comme un ciel étoilé, servent de repères dans l’aventure, semblant encourager la démarche.

L’eau n’est ni ennemie ni synonyme de danger. Elle a sa place dans notre microcosme intérieur ; ses ruissellements ont leur raison d’être… la stagnation aussi. Et si nous acceptons de suivre le courant, de traverser les grandes eaux, d’évoluer en eaux troubles ou sur des eaux dormantes, un instinct sûr est là qui nous porte ou nous entraîne.

— ©  Michèle Le Clech

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Marion Woodman : le corps, ce noble animal

Original Painting  by Jeanne Fry

Original Painting by Jeanne Fry

C’est en aimant leur cheval, leur chien ou leur chat que certaines personnes rencontrent leur propre instinct et apprennent à puiser à la source de cette mystérieuse sagesse.
Ils découvrent également comment discipliner leur animal sans l’aide d’un fouet. Notre nature animale est un pur-sang, et bien peu d’entre nous envisagent jamais son potentiel.
Dans nos fantasmes les plus fous, nous ne laisserions jamais un animal mourir de faim, nous ne l’empoisonnerions pas, nous ne l’épuiserions pas comme nous le faisons de notre propre corps. Il faut être particulièrement conscient pour reconnaître, nourrir et prendre soin de ce noble animal.

— Marion Woodman, Leaving My Father’s House, Shambhala, 1992.

Barbara Hannah : Le Symbolisme des animaux

 

 

 

 

 

 

Symbolisme_Animaux

A paraître prochainement aux éditions de La Fontaine de pierre, Le Symbolisme des animaux dans les rêves.

« Qui n’a rêvé d’un chat, d’un cheval ou d’un serpent qui l’aide ou, au contraire, le menace ? Qui l’incite avec douceur ou rudesse à se mettre à son écoute ? Des animaux domestiques ou sauvages viennent nous rendre visite, la nuit, et stimulent en nous la vitalité de l’instinct. La réalité de l’animal alliée à la force opérante du rêve nous permet alors de redécouvrir une voie de nature et de simplicité. Dans ses cours et séminaires sur les animaux, Barbara Hannah évoque les caractéristiques biologiques propres à chaque animal qu’elle étudie, puis elle en approfondit le symbolisme contrasté en se référant aux mythes et légendes, aux contes de diverses civilisations. Ainsi se trouve brossé pour le chat, le chien, le cheval, pour le serpent, le lion, pour le taureau et la vache, un tableau puissant donnant des dimensions nouvelles et étonnantes à chaque animal… tout comme à la nature animale de tout être humain. Une postface écrite par Elisabeth de Fontenay ouvre de nouvelles perspectives en situant l’approche jungienne des animaux dans le vaste courant de la pensée occidentale. »